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Visions d'avenir

Dis papa, c’était comment la compta avant le cloud ?

  • Guillaume Jacques
    Directeur Marketing et Communication chez EBP Informatique

Alors que le cloud était encore, il y a peu, un doux rêve de geek (et aussi de marketeur), la réalité a, à présent, rejoint la fiction. Les applications de CRM, comptabilité, e-achats dans les nuages se sont invitées sur terre et ce dans toutes les entreprises. On peut tout faire dans le cloud. Et souvent mieux qu’avant.
Alors qu’il est en passe de devenir la nouvelle norme de consommation des applications métier, je me suis imaginé ce que je répondrai à ma fille (élevée au cloud et aux réseaux sociaux comme il se doit), si elle me demandait : « c’était comment la compta avant le cloud ? »

Premièrement, je lui expliquerais que les éditeurs concevaient les applications différemment.
• Les développeurs inventaient toutes sortes d’astuces pour rendre les applications plus collaboratives, plus mobiles et moins gourmandes en mémoire.
• Ils rêvaient de fonctionnalités intuitives mais restaient limités soit par la technique, soit par les usages (on avait encore peur de mettre ses données comptables dans le cloud !).
• Ils imaginaient des applications accessibles 24/7, partout dans le monde, capables de dialoguer directement avec la banque ou Google Maps mais ne disposaient pas des technologies pour le faire.

Deuxièmement, je lui dirais que les usages étaient bien différents pour les utilisateurs.
• Les utilisateurs choisissaient leur solution de gestion en fonction de leur système d’exploitation (la guerre Windows vs Apple avait encore cours) et adaptaient régulièrement leurs serveurs à la puissance requise par les logiciels.
• Quand ils avaient une question fonctionnelle sur leur logiciel, ils appelaient la hotline ou se perdaient sur les forums au lieu de demander à leur assistant personnel numérique de répondre ou d’effectuer la tâche pour lui.
• Lorsqu’ils n’étaient pas au bureau, les chefs d’entreprise ne pouvaient pas suivre leur activité et ne validaient pas les factures directement sur leur smartphone.
• Les utilisateurs saisissaient beaucoup de données qu’ils transféraient en comptabilité par échanges de fichiers (là, ma fille me demande : « c’est quoi ? ») afin de générer des écritures dans le logiciel de comptabilité.
• Ils pâlissaient dès qu’arrivait la nouvelle version de leur logiciel qu’il fallait installer sur tous les postes (« dites chef, on travaille comment pendant qu’on met à jour la compta ? »).

Quant aux experts comptables, ils ne pouvaient pas partager avec leurs clients le même espace de travail ni assurer un conseil en temps réel.
o Ils déprimaient en fin de mois quand arrivait « la compta » de leurs clients sous forme de « boîtes à chaussures » débordantes de papiers. Dire qu’à présent, ils peuvent se connecter directement à l’espace de travail de leurs clients via une simple tablette et réaliser des tâches à valeur ajoutée sur des écritures générées automatiquement…
o Quand leurs clients avaient des questions, ils les harcelaient au téléphone alors qu’à présent ils peuvent leur répondre directement dans l’application avec, en prime, le document concerné sous les yeux !

Bien sûr, toutes les applications ne partiront pas dans le cloud mais imaginons à présent, que ma fille réponde, elle aussi, à la même question quand elle sera maman. Voici à peu près ce qu’elle pourrait dire à ses enfants : « A mon époque, il y avait encore beaucoup plus de serveurs dans les entreprises… L’intelligence artificielle en était à ses débuts. Les assistants personnels numériques répondaient à des questions ou réalisaient des actions pour l’utilisateur mais n’étaient pas capables, comme maintenant, de tenir une conversation ou de déclarer la TVA. Tout était moins unifié, moins connecté, moins fluide. Les services n’étaient pas centralisés comme maintenant où chaque utilisateur pilote ses applications à partir d’un seul point d’entrée car elles sont toutes dans le cloud».
Et vous ? Que direz-vous à vos enfants dans quelques années ?

Biographie

Guillaume Jacques a débuté sa carrière dans les années 2000 à SAGEM Communication en tant qu'Ingénieur Commercial. En 2002, il rejoint Konica Minolta en tant que Chef de Produits et est promu Responsable Marketing Produits et Promotion des Ventes. En 2009, il a quitté Konica Minolta pour Bosch Siemens Electroménager en tant que Directeur du Marketing pour la France. En 2013, il est nommé Directeur Marketing et Communication chez EBP Informatique et membre du comité de direction.

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