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Témoignages

Avec le cloud, la DSI peut travailler de manière opportuniste

  • Gwendal Mélédo
    DSI d’Onduline

D’une entreprise à l’autre, selon son secteur d’activité, la trajectoire cloud peut être très différente. Onduline produit et distribue des solutions de toitures légères. L’informatique n’est pas notre cœur de business. Elle a une fonction support et vise à mieux accompagner les métiers. C’est avec cette approche, née d’une conviction partagée entre la direction générale et la DSI que l’entreprise a saisi l’opportunité du cloud. Cette technologie pouvait être un formidable levier de performance de par la rapidité de déploiement offert. Nous éliminions aussi les contraintes de couches d’infrastructures avec la possibilité de pouvoir ajuster nos ressources au grès de nos besoins et au fil de notre croissance. Et ainsi, éviter le sur ou sous dimensionnement de nos investissements informatiques.

Nous avons souhaité partir sur du IaaS et notre choix s’est porté sur la plateforme de cloud Azure afin de bénéficier de l’écosystème Microsoft. A l’époque, nous étions parmi les premiers à déployer ces technologies. Aujourd’hui, notre ERP au siège comme dans nos filiales des pays de l’Est s’appuie sur Azure. Cela nous permet de nous affranchir des contraintes d’exploitation, de maintenance et d’évolutivité de l’infrastructure. Grâce au cloud, la DSI peut travailler de manière opportuniste. Plus besoin d’anticiper l’allocation de ressources et donc les dépenses : elles sont adaptées aux besoins de l’entreprise. Le cloud est aussi un moyen de réaliser des ajustements techniques dans des délais beaucoup plus raisonnables qu’ils ne n’étaient auparavant. Nous sommes aujourd’hui capables, d’augmenter la taille ou la puissance d’un serveur, en l’espace de quelques secondes.

Il y a une rapidité dans l’exécution et une facilité de mise en œuvre que nous n’avions pas jusqu’alors. D’autant plus intéressante pour une entreprise ayant une forte présence internationale. Toutes les sauvegardes opérées sont par exemple centralisées et automatisées. Les utilisateurs dispersés dans 120 pays n’ont plus à gérer les contraintes d’exploitations informatiques. C’est aussi l’opportunité pour des ETI comme les nôtres de bénéficier de services autrefois réservée aux grands groupes et à des coûts acceptables.

Si le cloud était vu comme une technologie révolutionnaire il y a encore quelques années, les métiers sont désormais familiarisés avec ces concepts de cloud. Au risque parfois d’y accorder un peu trop de facilité. Or le IaaS n’est pas du SaaS. Il y a entre autre, toujours les mêmes contraintes d’upgrade avec l’ERP. Cette notion de facilité et d’agilité est rentrée dans les esprits. Peut-être un peu trop largement à mon sens !  Car du reste, la gestion de projet et l’accompagnement au changement demeurent des compétences clés. Qu’on le veuille ou non, le cloud n’y change rien et l’effort reste le même.  Une autre compétence davantage du domaine de l’acquisition de connaissance me semble aussi primordiale : la gestion des échanges qui dépasse dorénavant le cadre des infrastructures de l’entreprise. Face à des solutions qui évoluent sans cesse et gagnent en maturité, trouver des partenaires capables d’anticiper ces développements de compétence n’est pas toujours aisé.

Biographie

Gwendal Mélédo débute sa carrière chez Nortel Networks (solutions de télécommunication) où il a occupé différents postes en Europe et en Amérique du Nord dans le cadre de l’implémentation de différents ERP/logiciels de gestion. En 2003, il intègre SIDEL (solutions de conditionnement pour liquides alimentaires) en tant qu’Architecte des Systèmes d’Information Groupe. En 2007, il rejoint Materis (chimie de spécialités pour la construction), comme responsable des systèmes d’information de la branche adjuvants. Aujourd’hui, il est directeur des systèmes d’information du Groupe Onduline depuis le 2011.

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