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Bonnes pratiques

Migration vers le Cloud : un processus au long cours

  • Jérôme Thomas
    Expert Digital chez Dynatrace

Avec l’accélération des cycles d’innovation et la réduction croissante des délais de livraison sur le marché, les entreprises doivent aujourd’hui – si ce n’est déjà fait – prendre le virage de la transformation digitale pour rester compétitives. Nombre d’entre elles choisissent ainsi de migrer vers une plateforme Cloud, afin de tirer parti de la scalabilité, de la vélocité et de l’optimisation des ressources offertes par ces infrastructures, à moindre coût, et proposer de nouveaux services à plus forte valeur pour leurs utilisateurs.

Mais opérer une migration dans le Cloud ne se fait pas du jour au lendemain. C’est au contraire un processus incrémental, qui doit permettre aux organisations d’assurer leur continuité de service tout en jetant les bases de cycles d’innovation plus courts. Une étude menée par O’Reilly Media, en collaboration avec Dynatrace, a ainsi permis d’identifier trois grandes étapes clés dans l’adoption du Cloud par les entreprises.

La première étape consiste à migrer les applications existantes dans une infrastructure virtualisée (IaaS) selon une approche « lift-and-shift ». Cette phase de transition est également l’occasion de transformer les processus de livraison, via une méthodologie agile d’intégration continue, et de livraison continue. Vient ensuite la phase d’adoption d’une architecture de microservices, qui permet une plus grande agilité et une meilleure utilisation des ressources. Enfin, lorsque les entreprises sont plus matures en matière de technologies Cloud, elles passent à des architectures de microservices dynamiques : les réseaux et les data centers, devenus software-defined, fournissent aux entreprises toujours plus de flexibilité, afin de rationaliser et d’accélérer le déploiement de nouvelles applications et infrastructures.

Une transformation technique et organisationnelle

L’agilité logicielle dépend de la capacité de l’organisation à transformer la façon dont elle conçoit, déploie et exécute ses applications, afin d’être effectivement en mesure d’accélérer ses cycles de releases, sans toutefois compromettre la qualité de ses applications, et plus important encore l’expérience de ses utilisateurs. Une approche Cloud ne se limite donc pas à sa dimension technique : elle nécessite aussi de la part des entreprises, d’adopter de nouveaux concepts organisationnels.

Les best practices appliquées jusqu’alors en matière de développement et d’exploitation, taillées pour des infrastructures statiques, deviennent obsolètes dans un contexte d’infrastructure Cloud. Les releases trimestrielles, avec une phase d’intégration coûteuse, laissent place, par exemple, à une démarche d’intégration continue et plusieurs releases par jour « à chaud ». Les applications massives et monolithiques sont aujourd’hui remplacées, dans le Cloud, par de plus petits services applicatifs, spécialisés et interconnectés.

Il n’y a pas que l’architecture de l’application qui évolue : les équipes qui développent les services, elles-aussi, doivent être transformées. Plus restreintes, plus cross-fonctionnelles et plus autonomes, elles doivent être capables de prendre des décisions plus rapidement et supporter un rythme de développement plus soutenu. Elles doivent aussi apprendre à systématiser les tests et davantage sécuriser leurs mises en production, pour que la vitesse ne se fasse pas au détriment de la qualité. Et cela passe notamment par la mise en œuvre et l’orchestration de processus de développement, de test et d’exploitation à la fois rationnalisés et automatisés, dans une démarche agile d’amélioration continue.

Biographie

Jérôme Thomas a rejoint la force avant-vente de Dynatrace en 2015. Fort de 10 ans d’expérience dans le domaine de la performance des SI réseaux et applications, il a occupé les fonctions de consultant audits, architecte, expert Performance, et a contribué chez de nombreux clients à la réussite de la mise en place des outils et des offres de services associées. Il est particulièrement sensible à la valeur ajoutée qu’apportent les nouvelles technologies en général et spécifiquement à l’adoption croissante de l’APM en entreprise.

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